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Population
Les sâmes sont plus communément
appelés "lapons" qui reste un terme péjoratif pour
eux, signifiant "guenille".
Le sâme est traditionnellement une culture nomade.
Les statistiques nous montrent quil y a une moyenne de 25.000 sâmes
habitant en Norvège, 17.000 en Suède, 4.000 en Finlande et 2.000
en Russie.
Leur économie est principalement basée sur l'élevage
de renne, la pêche, la chasse et l'artisanat.
Langue
Il y a 9 langues sâmes parlées de Norvège
en Russie bien que selon le pays où ils vivent, les sâmes peuvent
aussi parler finnois, norvégien, suédois ou russe.
La langue la plus couramment utilisée est le lapon du nord, compris
par les trois quarts des sâmes (environ 30 000 parleurs).
Il est enseigné dans les écoles suédoises, norvégiennes
et finlandaises.
Le reste des langues sâmes comptent en général moins de
500 parleurs chacune.
Les langues sâmes appartiennent à la famille Finno-ougrienne
et partagent la même origine que le finnois, l'estonien et le hongrois.
Notons :
La langue sâme a environ 400 mots pour le "renne".
Un mot sâme est devenu célèbre dans le monde entier :
la "Toundra".
Quelques
expressions :
Bonjour - buorre beaivi
Au revoir - mana dearvan (celui qui reste)
Baze dearvan (celui qui part)
Merci - giitu
Comment allez-vous ? - mot mamma ?
Ca va bien - buone dat mamma
Oui - de lea
Non - li
Poésies
et légendes
Riche de poésies lyriques et de légendes
folkloriques, la tradition sâme est avant tout orale.
Ce nest quau début du siècle quune littérature
lapone a vu le jour.
Plusieurs recueils de contes et de fables ont été retranscrits
dont le plus célèbre est le conte de Stalo.
La musique traditionnelle
Elle est avant tout vocale et chantée.
Elle se caractérise par son rythme et une mélodie chantée
dune seule voix : le yoïk.
Souvent improvisées, les paroles ont des thèmes simples comme
le miroitement dun lac, la rencontre avec une jeune fille ou la montagne
grandiose.
Le
costume traditionnel
- Le bellinger : pantalon confectionné à partir de peaux
de tibias de rennes par-dessus lequel on passe la robe en drap bleu roi, décorée
d'ourlets et dune passementerie riche en couleurs censées rappeler
celles des aurores boréales. Les décorations sont différentes
d'un village à l'autre et d'un pays à l'autre.
- Les skallers : les mocassins à pointe recourbée, maintenus
aux jambes par des bandes molletières multicolores. Réalisés
avec la peau de tête de renne et fourrés de senne séché
(une herbe récoltée lété dans les marais),
ils protègent admirablement du froid.
Les
droits des Sâmes
Les Sâmes sont considérés et
reconnus dans les constitutions norvégiennes et finlandaises comme
peuple autochtone et comme minorité ethnique en Suède.
Ils possèdent aussi certains droits spécifiques relatifs à
lélevage de rennes, à la pêche et à la chasse
mais ne sont dans aucun pays propriétaire de leur terres, qui appartiennent
en grande majorité à létat.
Il existe des lois qui protègent leur langue et qui ont comme but de
la promouvoir.
Si les Sâmes bénéficient aujourdhui dune situation
légale et juridique plus ou moins sécurisée, ils ont
subi pendant de longs siècles les pressions des sociétés
dites majoritaires.
Sils nont pas été victimes dun génocide,
ils ont toutefois subi un ethnocide.
A lheure actuelle, les organisations Sâmes luttent pour obtenir
les droits quils estiment nécessaires pour garantir la survie
de leur unité culturelle.
Leurs revendications concernent principalement les droits à lexploitation
des ressources naturelles et à la propriété.
La Kota ou Lavvu
Les Kotas sont
des constructions en bois hexagonales côniques, pyramidales, hémisphériques,
avec un trou à fumée à leur sommet qui permet d'avoir
à même le sol, un foyer central.
Le lavvu est en toile.
Auparavant, ces Lavvus étaient recouvertes d'écorce de bouleau
et quelquefois de tourbe.
Elles pouvaient être aussi recouvertes de peaux de rennes pour les nomades.
Dans ces Lavvus, il y avait un lieu sacré, devenu plus tard le garde-manger,
toujours objet de certaines croyances.
Le Lavvu est l'équivalent du tee-pee pour les
indiens d'Amérique. C'est une habitation facile à transporter
pour des peuples nomades.
La motoneige
La motoneige est devenue un moyen très utile
de déplacement des sâmes.
Dernier venu des années 60-70, le scooter sur neige a entraîné
une révolution technologique en passe de bouleverser complètement
le mode de vie sâme. Les sâmes s'y sont très rapidement
adaptés, définissant rapidement les usages auxquels il convenait.
Son achat reste coûteux car les machines sont de plus en plus perfectionnées.
Son arrivée à permis l'entrée de la modernité
dans le monde des Sâmes..
La motoneige est devenue indispensable pour les grands
rassemblements de rennes qui ont lieu au mois de décembre.
Le téléphone portable
Les réseaux en Laponie existent depuis plus
de dix ans. Les téléphones portables sont utilisés régulièrement
et sont devenus indispensables aux sâmes, tant sur le plan de la sécurité
que sur celui de la communication entre les villages distants de plusieurs
dizaines, voir de centaines de kilomètres.
Le chamanisme
Le peuple de Laponie est composé en tribus.
Est dénommé sâme, celui dont les grands-parents parlaient
le sâme.
Sodankylä, Inari et Utsjoki représentent les communes originelles
des sâmes de Finlande.
Les chamans étaient intermédiaires entre les hommes et les puissances
surnaturelles, surtout pour résoudre les crises liées à
la maladie, à la mort et à la gestion du gibier.
Les sâmes pratiquaient le culte du SIeïdi qui matériellement
parlant est un sommet de montagne, une pierre de forme ou de couleur étranges,
parfois fendue par le tonnerre, gigantesque ou si réduite qu'on pouvait
la transporter. Cela pouvait être un arbre ou un pieu de bois grossièrement
taillé pour représenter parfois quelque sommaire figure animale
ou humaine.
Ces objets représentaient un culte de la nature inanimée et
étaient associés à des lieux sacrés, à
des places de sacrifices situées sur les montagnes, sur la rive ou
au milieu d'un lac, d'une rivière, près d'une source ou d'un
arbre à l'apparence surprenante.
Ces lieux sacrés étaient réputés régir
tous les animaux vivant à proximité et favorisaient la chasse,
la pêche, l'élevage et plus généralement aider
les personnes qui les sollicitaient par des sacrifices.
On aurait pu voir également dans le culte du Sleïdi un ancêtre
défunt. Probablement une parenté, une identité très
forte entre les âmes des morts, des esprits des divers lieux et des
dieux, esprits suprêmes.
Il faut se rappeler que les sâmes enterraient leurs morts sur des îles,
dans des crevasses ou des grottes, sur les pentes des montagnes ou les berges
sablonneuses des rivières. On a donc pu, en fonction d'un culte primitif
des ancêtres, charger de leur surveillance des esprits intermédiaires
entre le monde souterrain et le monde sublunaire. Ces génies étaient
en quelque sorte les esprits auxiliaires de la divinité.
Le chaman sâme les appelait à l'aide lors de ses périlleuses
expéditions dans l'autre monde. Ils se dénommaient : l'esprit
renne mâle, l'esprit oiseau, l'esprit poisson. Que demandait le chaman
à ces morts, sinon la santé, la guérison, la chance à
la pêche, à la chasse et même la surveillance des troupeaux.
Les femmes n'approchaient pas des lieux sacrés. Les hommes ne s'y aventuraient
pas sans raison et toujours en prenant soin de faire silence. Ils n'y dormaient
pas non plus et ne dérangeaient en rien les habitants surnaturels dont
la colère pouvait entraîner des catastrophes météorologiques
ou empêcher la capture des poissons dans les lacs à double fond.
On enduisait ces Sleïdi de graisse ou de sang de l'animal dont on voulait
la capture. A la valeur mystique de la graisse, du sang, du coeur, il faut
ajouter celle des extrémités : sabots, bois et celles des os,
réceptacles de l'âme fonctionnelle, qui permet aux dieux, aux
esprits de recréer un autre animal. Mais si les esprits ne répondaient
pas à leur attente, les sâmes n'hésitaient pas à
les abandonner, à cesser les sacrifices et même parfois à
les maltraiter dans ce culte.
Le culte du sleïdi est donc plus ou moins lié au culte de l'esprit-ancêtre.
C'est également la forme ancienne de la religion sâme.
La croyance à un dieu est plus récente, encore que certains
sleïdi particulièrement efficaces ont dû devenir de grands
dieux de la nature.